RADIO(S)

Alerte info
Les ultras marseillais aux abords du Parc OL, ce mercredi à Lyon.
Les ultras marseillais aux abords du Parc OL, ce mercredi à Lyon. — Daniel/phcimages/Cover Images

Au Parc OL,

« Ça devait être la guerre urbaine, non ? » Ce supporter marseillais, arrivé devant le Parc OL ce mercredi en serrant la main à un socio de l’Atlético Madrid, se voulait gentiment chambreur envers les pouvoirs publics et les médias. Annoncée à très hauts risques et mobilisant un nombre colossal de 1.250 forces de l’ordre entre Lyon et Décines, cette finale européenne OM-Atlético de Madrid (0-3) s'est (jusque-là) déroulée dans une certaine sérénité.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, la préfecture du Rhône n’évoque que huit interpellations (sept pour port de fumigènes et une pour dégradation), soit « du très classique pour un match de football ». Ce choc s’annonçait pourtant tout sauf classique, y compris hors terrain. Mais les 8.000 ultras marseillais ont notamment bien respecté les consignes du responsable de la sécurité du club marseillais Thierry Aldebert en évitant le centre-ville lyonnais.

« Si tu es une personne tranquille, tu as rarement de problèmes »

Plutôt sympas, notamment sur la place Bellecour où un village UEFA avait été ouvert la veille, les échanges entre supporters des deux camps ont déjoué les pronostics pessimistes d’un dispositif de sécurité doublé par rapport à celui d’une rencontre de l’Euro 2016. « On a vu dans les médias que les supporters marseillais pouvaient être assez chauds voire dangereux, confie Joaquin, fan de l’Atleti venu de Madrid avec des amis. Mais je ne crois pas qu’on risque quoi que ce soit ici. C’est un jour de fête et on profite de la ville. Si tu es une personne tranquille, tu as rarement de problèmes. »

Une logique que se sont appliqués les deux camps, avec de nombreuses histoires assez dingues, comme celle d’Aloïs (26 ans). Celui-ci a décidé seulement une semaine plus tôt de venir soutenir l’OM… depuis Bucarest. « Ça faisait 14 ans que j’attendais ce grand moment donc ça ne m’embête pas du tout de mettre près de 500 euros au total pour vivre ça, sourit-il. On a eu droit à quelques chambrages et insultes de Lyonnais en ville. Mais il ne faut pas croire, il n’y a qu’une infime partie des supporters qui vient pour la fight. »

Le fantôme d’OL-Besiktas semblait bien loin

Celle-ci n’a pas eu lieu avant la rencontre, ni dans le centre-ville, où les Espagnols ont mis une drôle d’ambiance place Carnot (Lyon IIe), ni aux abords du stade. Dans les bars du Vieux-Lyon comme le Smoking Dog, la vigilance est restée de mise, notamment en cas d’intervention d’ultras lyonnais, habitués du quartier. « On a renforcé nos effectifs et on a opté toute la journée pour des gobelets en plastique, au cas où ça tourne mal », explique Jack, serveur dans ce pub ayant surtout accueilli… une trentaine de supporters d’Arsenal ayant misé sur une finale des Gunners.

Même dans le stade et malgré un scénario vite contraire (but de Griezmann, blessure de Payet), les Marseillais n’ont pas « tout cassé ». Ils ont par contre envoyé un sacré paquet de fumigènes sur la pelouse, que ce soit près du but de Jan Oblak ou même du podium de protocole d’avant-match. « S’il y avait besoin de le prouver, nous montrons que tous les supporters ne sont pas des casseurs ou des hooligans », soulignent Geoffrey et Arthur, deux supporters de l’OM venus de Besançon. Le fantôme d’OL-Besiktas 2017 semblait bien loin ce loin ce mercredi. JMA peut dormir tranquille.

Source de l'article : https://www.20minutes.fr/sport/football/2272551-20180516-om-atletico-ca-devait-etre-guerre-urbaine-non-supporters-marseillais-tout-casse-lyon
Partager